Archives par étiquette : #MuseumWeek

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La #MuseumWeek : stop ou encore ?

Alors que la troisième édition de la #MuseumWeek vient de prendre fin, je partage avec vous quelques réflexions à chaud. La première année, j’avais consacré deux articles – plus technique pour l’un et moins critique pour l’autre – à cet événement réunit sur Twitter des centaines de musées dans le monde.

Ah bah bravo l’entre-soit, on dirait un apéro des Inrocks dans un bar de la rue Oberkampf !

Sur le fond, l’un des reproches principaux fait à la #MuseumWeek, c’est de verser dans la discussion festive entre community managers, au lieu d’être une célébration de la participation des publics. Le symptôme le plus marquant est l’exemple des #battles, des « batailles » thématiques au cours desquelles les institutions s’échangent des photos de leur toits, de leurs escaliers, de leurs jardins, etc. Est-ce que trop de battles tuent la battle ? Le sentiment qui émerge, c’est une complicité entre musées avec blagues d’initié.e.s et private jokes en pagaille, excluant une véritable participation des publics.

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Si la question se pose pour les grandes institutions parisiennes, elle se formule tout autrement pour les musées de taille plus modeste, dont les interactions peuvent nourrir un positionnement éditorial pertinent, ainsi que l’inscription au sein d’une dynamique locale : je pense aux musées du Sud-Ouest de la France métropolitaine, qui ont profité de cette édition pour renforcer leur présence en ligne, autant que les relations inter-établissements, ouvrant la voie à de potentielles collaborations. Les battles et autres marques de complicité me semblent aussi avoir une véritable pertinence pour des musées dont les collections sont thématiquement proches : je pense aux interactions (RT, likes et réponses) qui se sont créé assez spontanément entre le compte du musée du quai Branly et le Musée de Nouvelle-Calédonie. Nous n’avions rien préparé en amont, mais nos programmations, nos collections et l’histoire de nos deux institutions étant liées, il était naturel d’avoir ce type d’échanges.

Mais c’est quoi tous ces mots avec des dièses devant ? J’y comprends rien !

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Sur la forme, l’impératif de deux hashtags, #MuseumWeek, auquel s’ajoute celui de la thématique quotidienne (#peopleMW, #heritageMW, etc), est assez lourd à mettre en place. Ce format, clairement contraignant, complique le message et rend le discours plus saccadé, moins fluide. Par exemple, pour #zoomMW, j’ai l’impression d’avoir publié deux fois plus de messages pour pouvoir parler de manière précise des objets (à vérifier à tête reposée).

L’engagement est également un vrai problème : si j’en crois sur mon expérience personnelle au musée du quai Branly, les RT et les likes pleuvent, mais les interactions avec les publics se font rares – sans parler de leurs participations, quasi inexistantes. L’appel que j’ai lancé mercredi pour #architectureMW n’ont pas vraiment donné lieu à un déluge de photos du musée. L’expérience montre que c’est soit sur le long terme que les participations émergent (le temps d’une exposition, par exemple) ou, au contraire, sur un temps très court mais avec une véritable interaction in situ (lors d’un jeu en temps réel, par exemple). Mais le format d’une semaine, pendant laquelle les musées tweetent aux heures de bureau, excluant de fait un grand nombre d’utilisateur/trices de Twitter, a un effet de dilution dans le temps, qui peut expliquer aussi la lassitude exprimée par certain.e.s des plus visiteur.se.s les plus investi.e.s sur la plateforme.

Plus c’est long, plus c’est bon ?

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Justement, plusieurs voix se font entendre dénonçant le trop plein. L’événement serait trop long, trop dense, et donnerait lieu à un flux trop important de tweets. Pour les amateur.e.s de sciences et de culture qui suivent beaucoup de musées sur Twitter, une semaine de #MuseumWeek c’est un peu comme binge watcher l’intégrale de Buffy contre les vampires pour la cinquième fois : c’est bon et on aime ça, mais ça finit par devenir étouffant, voire carrément écœurant.

Autre point : la lassitude qui naît parmi les community managers. Entre les redondances avec #jourdefermeture, la répétition de certaines thématiques (l’architecture, l’amour, les coulisses ont déjà été programmés les années précédentes), et l’esprit de compétition inter-établissements entretenu par le compte officiel, cette troisième édition laisse un goût amer qui se mêle à la fatigue, tant morale que physique. Si on y ajoute la nécessité de travailler le lundi de Pâques et le weekend du 2-3 avril (ou du moins, d’assurer une surveillance sur des publications programmées et de faire les interactions minimums), ça commence à faire beaucoup.

Mais il y a quand même deux ou trois trucs sympas, non ?

Heureusement, il y a quand même quelques points franchement positifs : la complicité avec les publics, qu’il s’agisse d’habitué.e.s ou de nouveaux/lles abonné.e.s, mais aussi les visiteur.se.s créatifs/ves qui posent des questions, font preuve de curiosité. Pour la journée #peopleMW, plusieurs établissements, dont le quai Branly, avaient choisi de mettre en avant les agents qui font vivre les musées. À un moment où les conditions de travail dans le service public se dégradent, valoriser l’investissement des agents me semble important, au moins pour deux raisons : à l’interne, cela permet d’entretenir l’adhésion à des valeurs communes et le sentiment d’appartenance à un groupe qui sont parfois mis à mal par le cloisonnement entre directions et entre services ; à l’externe, cela participe à donner un visage à l’institution, à la rendre plus humaine face aux publics.

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En outre, plusieurs « petites » institutions insistent sur l’importance que prend cette opération pour elles. La couverture média (moins importante cette année compte-tenu de l’actualité), le support de Twitter pour la prise en main, le « coup de pouce » aux hashtags : tout cela génère un indéniable dynamisme autour des projets numériques s’appuyant sur l’émulation entre musées d’un même bassin local, pour des structures qui n’ont pas les moyens financiers des gros établissements. À long terme, la #MuseumWeek participe à installer une pédagogie autour des projets numériques, en y associant les équipes « non-numériques » des établissements.

Enfin – c’est un peu mon cheval de bataille –, il y a les actions de médiation autour des collections, qui ont toujours leur place dans la #MuseumWeek. De nombreux musées les pratiquent, comme les Musées d’Angers ou plusieurs Muséums régionaux, qui ont joué de complicité pour faire découvrir leurs collections de manière décalée. Encore une fois, ceci participe à montrer que Twitter et la #MuseumWeek ne sont pas uniquement des vecteurs de communication mais que chacun établissement peut les utiliser comme il le souhaite.

Alors, la #MuseumWeek, stop ou encore ?

Après trois éditions, le temps est venu de se poser pour réfléchir sur la forme de les prochains rendez-vous. Peut-être faut-il simplement en faire moins, adopter une attitude un peu moins « exigeante » avec la #MuseumWeek  ? Cette année, j’ai remarqué que plusieurs établissements tweetaient peu autour de l’événement, parfois en raison de leur programmation ou pour des raisons de disponibilités des agents. Préparer des contenus de qualité demande du temps en amont, et un degré de disponibilité et de concentration important pendant l’événement. La #MuseumWeek est donc un lourd à porter pour les petites équipes numériques. Quand j’y pense, j’ai l’impression que la manière dont la #MuseumWeek est portée à l’international me semble fort différente de la perception française : c’est un événement parmi d’autres qui s’articule autour d’hashtags communs, avec parfois moins d’enjeux de communication institutionnelle qu’en France.

Au final, j’en viens à me demander (et je crois ne pas être le seul) s’il ne serait pas plus pertinent de recentrer nos efforts sur des événements pré-existants ou dont le déroulement n’est pas exclusivement lié à Twitter : la Nuit des musées, la Fête de la Musique, les événements autour de la francophonie et de l’accessibilité. Relancer de bons projets comme La Nuit tweete (mise en place par Diane Drubay en 2011) pourrait être une piste à explorer. Plutôt que de savoir si la #MuseumWeek permet de faire venir des visiteur.se.s au musée, pourquoi ne pas déployer autant d’efforts pour développer les dispositifs numériques (en ligne et in situ) d’autres événements déjà installés ? Et si on choisissait de se détacher du support pour se recentrer sur les objectifs de l’opération ? Revenir au cœur de l’activité des musées, leurs collections et leur programmation, et garder Twitter à sa place, c’est-à-dire un outil au service de ses utilisateurs/trices.

Et encore, je ne vous ai pas parlé du mode de gouvernance de la #MuseumWeek. Allez, rendez-vous en mars 2017.

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Merci aux membres du groupe Facebook de Muzeonum pour les riches échanges qui ont nourri ma réflexion.

#coulissesMW

Étude de cas sur #coulissesMW, la première journée de la #MuseumWeek

Après avoir rapidement listé ce que le musée du quai Branly a posté pendant la #MuseumWeek, je vous propose de me concentrer sur la journée du lundi, avec le mot-dièse #coulissesMW et de l’explorer sous trois aspects : l’organisation, la communication et la médiation. Bien sûr, ce choix est un prétexte pour aborder plus généralement l’opération sous ces trois aspects.

Organisation

Cette première journée à mobilisé une douzaine d’agents, principalement de trois services de la direction du patrimoine des collections (le DPC) : la régie des collections, l’atelier de restauration et la conservation. Il a été nécessaire d’obtenir l’autorisation de la part d’Yves Le Fur, directeur du DPC pour que ses agents soient associés, à l’aide d’une note interne lui présentant le projet. Puis, j’ai rencontré individuellement certains des responsables de service pour leur expliquer le fonctionnement de Twitter et leur présenter ce que j’avais prévu de faire pour cette journée.

La journée elle-même elle s’est divisée en quatre parties :

  • première partie de la matinée sur le plateau des collections (l’espace des collections permanentes), avec la pose d’un pagne sur une statue de culture nkhisi en compagnie de deux agents du pôle restauration.
  • deuxième étape dans l’atelier de restauration conservation préventive avec les agents qui y travaillent, ainsi qu’un zoom sur les scan 3D, portés au musée par Christophe Moulherat, l’un des responsables scientifiques, qui a présenté le principe.
  • ensuite retour sur le plateau des collections pour le réaménagement de deux vitrines de la zone Amériques à l’occasion de l’exposition « Indiens des Plaines ». Pour ces trois étages, j’ai globalement posté en temps réel, avec quasiment un livetweet de la présentation de Christophe pour le scan 3D.
  • enfin, dernière étape, après le déjeuner et toute l’après-midi pour une visite les réserves en compagnie de l’un des agents qui les coordonne, Fabrice Sauvagnargues. Il n’aurait pas été possible d’accéder aux réserves sans l’accord du directeur du DPC, car cette zone est rarement accessible aux agents qui n’y travaillent pas. J’ai pu notamment montrer aux visiteurs des pièces en attente pour être photographiés, d’autres en attente d’être envoyées en itinérance, ou encore que certaines des nouvelles acquisitions. D’un point de vue pratique, comme il n’est pas possible d’accéder au réseau à partir des réserves, j’ai pris des notes et des photos, j’ai tout posté une fois remonté à a surface.

Communication

Du point de vue éditorial et institutionnel, il y avait plusieurs enjeux dans cette première journée : tout d’abord, il fallait trouver le ton, un ton qui soit propre à la dimension événementielle de la semaine, avec une couverture en temps réel conséquente, mais en même temps, une tonalité qui s’inscrive dans ce que nous faisons habituellement sur Twitter. Il était également important de respecter toutes les recommandations de sécurité et de confidentialité, notamment pour les informations et les photographies montrant des manipulations d’œuvres ou des zones à accès restreint des réserves. En outre, le scan 3D était un sujet assez délicat à traiter pour moi, alors que j’avais eu peu de temps pour me documenter en amont sur ce projet, qui est régulièrement montré dans des publications scientifiques mais encore peu connue de nos publics plus généraliste, et auquel il était important d’expliquer la démarche.

Plus généralement, les objectifs en termes de communication pour le musée lors de la #MuseumWeek était à la fois de se positionner comme innovant les réseaux sociaux et d’être identifié par les utilisateurs de Twitter qui n’auraient pas connaissance de notre présence sur la plateforme. À cet égard, nous estimons que nous avons atteint une partie des objectifs puisque que le musée a gagné 1500 nouveaux abonnés pour la seule semaine de la #MuseumWeek, ce qui constitue à peu près le double des nouveaux abonnés sur une semaine ordinaire. En outre, l’augmentation à continué dans les semaines qui ont suivi, notamment avec l’ouverture d’#IndiensdesPlaines et l’opération #LesBisons [article à venir] entre le 28 mars et le 8 avril. En revanche, parmi les nouveaux abonnés, peu ont continué à être actifs après la semaine.

Nous avons mis en place plusieurs relais à la fois en ligne et hors ligne pour mettre en avant l’événement :

  • sur le site du musée : une page dans la rubrique « Programmation/Fêtes et événements » ainsi qu’une bannière en page d’accueil
  • sur Facebook : une bannière spéciale pour la #MuseumWeek et un album avec le websérie « Histoires d’objets » le mercredi, consacrée aux coups de cœur des conservateurs.
  • in-situ : deux écrans dans la signalétique dynamique, l’un annonçant la semaine en général et le second annonçant le programme quotidien.

En outre, nous avons bénéficié d’une belle couverture dans les médias, avec plusieurs articles citant explicitement les publications du musée, parmi lesquelles l’article du Monde, illustré avec une de nos peaux peintes, merveilleuse publicité pour l’exposition « Indiens des Plaines » qui ouvrait deux semaines après la #MuseumWeek.

Médiation

Les actions qui ont été développés lors de cette plongée dans les coulisses s’inscrivent dans la continuité de ce que nous nous efforçons de mettre en place avec #jourdefermeture. Il s’agit à la fois de montrer les collections mais également d’accompagner les visiteurs dans leur découverte des métiers du musée, de ses espaces, de son quotidien. L’objectif était donc de dépasser la simple narration de pour atteindre un niveau un peu plus exigeant, en ajoutant autant que possible des éléments d’information qui viennent enrichir l’expérience du visiteur et lui permettre de retirer quelques connaissances de cet échange sur Twitter. Il s’agit également de sortir de l’événementialité (j’emprunte le terme à la sociologue Louise Merzeau lors de son dernier séminaire chez Antonio Casilli), propre à la programmation articulée autour d’expositions, de spectacles et de rencontres, pour porter un discours plus généraliste sur le musée, ses fonctions, sa vocation et ses activités.

Le travail effectué sur les #coulissesMW me semble donc clairement dépasser le cadre de la communication, institutionnelle ou promotionnelle. La cinquantaine de tweets postés sur cette journée ont permis de d’approfondir le propos sur ses collections, d’entrer dans des espaces qui ne sont pas habituellement montrés aux visiteurs, alors même que les collections étant nationales, ces pièces appartiennent aux citoyens, elles font partie du bien commun. Et de cette manière, ces publications sur Twitter viennent répondre en partie aux missions qui sont celles du musée : documenter, conserver et exposer le patrimoine national, mais aussi accueillir et informer les visiteurs.

Bilan pour le musée du quai Branly

L’organisation de la semaine a fait l’objet d’une bonne perception à l’interne, avec beaucoup d’agents très impliqués. L’événement a reçu la validation et le soutien des cinq directions principalement concernées, notamment celle du patrimoine et des collections, ce qui a permis une vraie plongée dans les réserves et dans la régie des œuvres, rarement montrée jusqu’à présent sur Twitter. Les effets de cette sensibilisation des agents continuent de se faire sentir plusieurs semaines après l’événement, et facilitent les perspectives de développement d’autres projets en ligne.

Pour le formuler manière plus personnelle, j’avoue que j’ai eu le plaisir de voir mes collègues mobilisés, réactifs et disponibles et je sais que je suis très chanceux d’avoir, au musée du quai Branly, une majorité d’agents ouverts au numérique en général, et notamment aux réseaux sociaux. J’ai eu de nombreuses propositions spontanées de la part de certain-e-s conservateurs, régisseurs-ses, chargé-e-s de production, enthousiastes à l’idée de participer à ce type de projet, c’est pourquoi je profite de l’occasion pour les remercier à nouveau.

En outre, comme indiqué plus haut, nous avons observé une vraie augmentation des abonnés, avec le doublement des nouveaux abonnés par rapport à une semaine habituelle. Le nombre d’abonnés continue d’augmenter, à la fois en raison de la semaine des musées, mais également comme le résultat de nos efforts de coordination pour apporter de la visibilité aux réseaux sociaux en ligne et hors ligne (affichage in-situ dans les expositions et d’autres espaces du musée, lettre d’information aux adhérents, site internet, etc).

Quelques réflexions dans la perspective d’une prochaine édition

Pour une prochaine édition, il est évident qu’il faudra faire preuve de davantage de coordination à l’international, notamment pour avoir les mêmes mots-dièses en France et à l’étranger, mais également plus de collaboration en amont pour créer des échanges avec des institutions dont les thématiques ou l’actualité sont proches.

La communication de Twitter basée sur « les douze grands musées parisiens qui créent la semaine des musées » est à discuter, et elle a été source d’échanges parfois vifs entre institutions, comme en témoigne l’article de mon confrère Gonzague Gauthier. Si elle valorise ces institutions, elle dessert franchement les plus modestes qui n’en sont pas moins dynamiques voire, pour certaines, encore plus créatives que les grosses. À titre personnel, je m’attendais à une approche plus communautaire de la part de Twitter, auréolée de son image de start-up californienne, qui a fait au contraire un choix très hiérarchique, assez institutionnel, de s’adresser à des musées en prenant davantage en compte le prestige et le capital social hors ligne que leurs pratiques en ligne.

Quoiqu’il en soit, cette semaine a été une formidable occasion de montrer le dynamisme des musées et, plus largement, des institutions culturelles, sur les réseaux sociaux. Au musée du quai Branly tout comme chez plusieurs de mes confrères et consœurs, plusieurs abonnés se sont révélés, tout comme des agents à l’interne. En outre, je persiste à penser que les outils tels que Twitter permettent d’aller plus loin que la seule communication de l’institution, pour s’inscrire dans une continuité éditoriale qui dépasse l’événement. Enfin, il me semble qu’il serait pertinent de bien associer les actions en ligne à des événements et/ou à une visibilité hors ligne.

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La #MuseumWeek au musée du quai Branly

À l’occasion de #SiliconValois, une rencontre est organisée mardi 27 mai 2014 pour revenir sur la #MuseumWeek, dont on a beaucoup parlé, notamment , ici ou encore . Voici un bref résumé des actions portées par le musée du quai Branly sur Twitter lors cette semaine, qui sera suivi d’un deuxième article prenant pour point de départ la journée du lundi, prétexte à un rapide bilan des enseignements de l’expérience.

Lundi 24 mars, #coulissesMW

La première journée, consacrée aux coulisses, a été l’occasion de montrer à nos communautés en ligne l’envers du décor, selon quatre séquences principales :

  • Début de la matinée : sur le plateau, installation d’un pagne sur une statue en zone Afrique.
  • Fin de la matinée : les scans 3D et les équipements d’analyse des pièces.
  • Début de l’après-midi : retour sur le plateau pour un mouvement des œuvres en vitrines Amériques à l’occasion de l’exposition « Indiens des Plaines ».
  • Après-midi : visite des réserves.

Mardi 24 mars, #quizzMW

La deuxième journée a été consacrée à des questions posées par le musée à ses visiteurs.

  • Le matin : des questions sur l’histoire du musée, les artistes et auteurs associés à sa conception, l’architecture.
  • L’après-midi : des questions autour des collections, notamment africaines et océaniennes, sur propositions de conservatrices Océanie et Afrique, ainsi qu’en « ping-pong » avec certains de nos confrères dont les collections sont parfois proches.

Mercredi 26 mars, #loveMW

La troisième journée a donné lieu à de multiples interprétations selon les musées participants. Le musée du quai Branly a choisi de valoriser ses pièces emblématiques, notamment en mettant en avant les deux saisons de la websérie « Histoires d’objets », dans laquelle conservateurs, chercheurs et personnalités du musée présentent une pièce des collections. Cette série a également a fait l’objet d’un relais sur Facebook. En revanche, l’Asie n’étant pas encore représentée dans cette websérie, quelques pièces ont été mises en avant par des photos, grâce à la complicité d’une des responsables des collections.

Jeudi 27 mars, #imagineMW

Le jeudi, l’imagination des visiteurs était à l’honneur. Le musée a proposé à ses visiteurs en ligne de compléter des débuts de contes, tous disponibles au salon de lecture Jacques Kerchache. Les visiteurs se sont prêtés au jeu et, parmi les contes, l’un a été particulièrement populaire et a donné lieu à un cadavre exquis original.

Vendredi 28 mars, #questionMW

Cette journée a été consacrée aux questions posées par les visiteurs. Trois rendez-vous avaient été prévus :

  • 11h : rendez-vous avec Sarah Frioux-Salgas, commissaire de l’exposition consacrée à Nancy Cunard ;
  • 15h : rendez-vous avec Julien Clément et Jessica de Largy-Healy, adjoints au directeur de la recherche au musée ;
  • 16h : rendez-vous avec Aurélien Gaborit, commissaire de l’exposition Bois Sacré.

Malheureusement, ces rendez-vous n’ont pas trouvé l’écho attendu. De nombreuses questions ont été posées par nos publics, mais peu en rapport avec ces thématiques. Un échange intéressant a eu lieu avec un abonné, fan inconditionnel du musée, féru d’art africain et océanien. Il a posé de nombreuses questions adressées à Philippe Peltier, responsable des collections Océanie, qui s’est prêté au jeu avec beaucoup de patience.

Samedi 29 mars, #archiMW

Le samedi, le musée a mis en avant son architecture, à travers une sélection de photographie du chantier, du jardin, des différents espaces. Quelques vidéos ont été faites à partir de Vine, en direct.

Dimanche 30 mars, #creaMW

La dernière journée de la semaine était consacrée à la créativité des visiteurs. Le musée a partagé les dessins, haikus et poèmes produits dans le cadre des actions de la Direction des Publics. Cette journée a été également l’occasion de rendre hommage à la créativité spontanée de nos publics. De nombreuses participations ont été proposées, notamment de la part des agents du musée.

Retombées dans la presse

L’événement a fait l’objet de plusieurs parutions presse dans lesquelles le musée a été cité, en voici quelques-unes :

Pour retrouver tous les tweets du musée lors de la #MuseumWeek

Pour alléger, je n’ai évidemment pas mis de liens vers la totalité des tweets postés par le musée du 24 au 31 mars 2014. Voici comment les trouver rapidement :

    1. Rendez-vous sur la recherche avancée de Twitter
    2. Dans le champ « Mots/Ces hashtags », saisissez le mot-dièse recherché, par ex., #coulissesMW
    3. Dans le champ « À partir de ces comptes », saisissez @quaibranly.
    4. Cliquez sur « Rechercher »

Et voilà, vous avez l’intégralité des tweets publiés par le musée contenant le mot-dièse #coulissesMW !